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L'intervention en Thérapie sociale TST®

"L’intervention en Thérapie sociale TST® vise à créer des cadres permettant la réalisation d’objectifs collectifs. Les intervenants en Thérapie Sociale TST formés et supervisés apprennent à développer et à renforcer leur capacité à travailler avec les émotions des gens, dans des groupes où règnent tensions, peurs et préjugés.

Ils accompagnent les personnes et les systèmes à agir en vue d’améliorer la coopération, de créer des conditions favorisant des conflits constructifs et de renforcer la cohésion sociale et professionnelle". 


L’intervention en Thérapie sociale peut se faire dans tous types de collectifs (équipes, quartiers, territoires, partenaires, entreprises, familles…) pour prévenir ou résoudre des blocages de coopération.


Dans sa préparation, sa posture et sa pratique, l’intervenant en Thérapie sociale est le premier facilitateur de cette coopération et il a appris à :

  • travailler avec toute sa réalité individuelle et celle d’un groupe. Ainsi, quand il anime un groupe, il vise une coopération suffisante entre tous, tout en accompagnant ce qui viendra l’empêcher.

  • développer sa capacité à identifier ses peurs et ses besoins. Ainsi, il aide le groupe à identifier des besoins tels qu’ils se manifestent en stimulant l’expression des peurs.

  • reconnaître ses stratégies de défense et d’attaque dans le lien, éprouver les violences dans leurs formes diverses, les sentiments d’impuissance, les ressentis et charges émotionnelles “négatives” et leurs expressions. Ainsi, il « n’empêche pas l’expression des violences et de la victimisation, mais leur donne un cadre d’expression qui va permettre de dégager les véritables conflits de ce qui les empêche ou les rends violents. Il ne contrôle pas l’expression des participants mais la libère afin que les divergences éclatent et puissent être traitées. Il ne cherche pas à rendre les personnes responsables par un discours moralisant ou par une forme de conditionnement, mais aide le groupe à déterminer les responsabilités partagées et à prendre les décisions qui lui paraissent les meilleures. Il ne cherche pas à ce que chaque membre du groupe change, mais à créer un environnement qui favorise les prédispositions existantes à la coopération par la restauration de liens blessés : le but n’est pas la guérison des individus, mais la guérison sociale » (Charles Rojzman, Igor et Nicole Rothenbühler, La Thérapie Sociale, Chronique Sociale, 2015).


  • traverser dans ses rapports à l’autorité, les relations de soumission/rébellion, permettant d’accéder à une meilleure autonomie. Aussi, il accepte les remises en question du groupe en faisant la part entre les transferts négatifs et les critiques fondées, en évitant de réagir à la violence par la violence.

  • repérer ses ambivalences, ses visions manichéennes et fantasmées de la réalité. Ainsi, il accepte avec une empathie véritable cela chez les participants tout en les amenant à développer une vision plus nuancée et complexe de la réalité.


Cette posture spécifique consiste à s’accepter dans son imperfection et dans la totalité de sa personne. Elle permet d’une part « aux participants de faire l’expérience d’une autorité faillible et, d’autre part, d’apprendre ainsi à s’accepter eux-mêmes avec leurs points forts et leurs points faibles" (Charles Rojzman, Igor et Nicole Rothenbühler, La Thérapie Sociale, Chronique Sociale, 2015).


Ma pratique est encadrée par le code de déontologie des intervenants en Thérapie sociale.

Je suis membre de l'Association européenne des Intervenants en Thérapie sociale TST et travaille régulièrement avec I-CARE FRANCE -  Pôle des Intervenants en Thérapie sociale.  


Les accompagnements que je mène peuvent prendre plusieurs formes.


Ces accompagnements sont destinés à :

  • des équipes de terrain qui sont en première ligne avec le public,

  • des cadres intermédiaires ou directeurs qui ont à faire avec ces équipes et avec les exigences institutionnelles.