Au niveau collectif ...

Au sein de l’équipe, cette nécessaire adaptation a aussi des effets.

Des sous-groupes peuvent se former entre ceux qui s’emparent de ces défis et ceux qui se sentent perdus. Les gens peuvent s’éloigner les uns des autres, se défier, se comparer, se juger, se dévaloriser. Petit à petit, les gens s’isolent, trouvent des stratégies qui leur permettent d’éviter de rencontrer leurs autres collègues. Les distances se cristallisent et chacun perd de vue l’intérêt que pourrait représenter de travailler ensemble.

C’est comme ça, que progressivement, le terrain devient propice à la démotivation, à la résistance passive, aux rivalités, aux menaces, au travail de sape… Autant d’obstacles à la coopération et au travail ensemble qui empêchent de faire que le collectif soit une ressource face aux défis à relever.

 

Au niveau individuel ...

​Pour certains, ces défis peuvent créer de la stimulation, de l’élan. Ils peuvent redonner de l’énergie et provoquer de l’émulation. Ils peuvent être l’occasion de réaffirmer ce qui est essentiel pour soi et de se recentrer là-dessus.

Mais pour d’autres, de tels défis peuvent créer des craintes et des peurs :

  • crainte de perdre des repères qui rassuraient,

  • peur de ne pas réussir à s’adapter,

  • peur de perdre le sens de ce qui est essentiel pour soi,

  • peur de ne plus pouvoir exister avec ses élans propres quand c’est l’adaptation qui prime…


Dans un tel contexte, il est très difficile de se sentir en sécurité dans le collectif et de s’épanouir avec les autres. La tendance peut être celle du repli sur soi où les autres ne comptent plus.

Pour d’autres, cela peut consister à ne pas se montrer aux autres tel que l’on est vraiment, mais plutôt tel que l’on attend que l’on soit. Porter un masque pour attirer la valorisation et les sentiments agréables peut être une stratégie.

Mais cela peut aussi créer le sentiment de se perdre soi-même, étouffer ses élans, écraser ses convictions…