Au niveau sociétal ...

Plus globalement encore, ces évolutions peuvent provoquer de l’émulation et de l’engagement collectif.


Mais elles peuvent aussi faire émerger des crises :

  • la crise du sens : où de plus en plus de personnes se sentent perdues dans ce qu’on leur demande de faire et de ne pas faire. Elles ne se reconnaissent plus dans leur travail, dans la vie qu’elles ont construit. De plus en plus de personnes se lancent dans une quête effrénée de soi pour construire ou retrouver leur colonne vertébrale, ce qui les porte, les soutien et qui les oriente dans les gestes qu’elles font, dans les directions qu’elles prennent.

  • la crise du lien : où de plus en plus de groupes s’érigent les uns contre les autres, où les gens se regardent de moins en moins pour se rencontrer et de plus en plus pour se juger, s’accuser voire se dénoncer.

  • la crise de la confiance dans les autorités : où les gens se méfient des personnes qui incarnent l’autorité (élus, médecins, enseignants, parents…). C’est alors une vision manichéenne qui s’impose à eux mettant les méchants et les manipulateurs du côté de ceux qui « ont le pouvoir » et les victimes et ceux qui subissent du côté des citoyens lambda. Les théories du complot se cristallisent et se distillent dans toutes les sphères et tous les sujets de société. Ce manque de confiance peut être amplifié par le sentiment d’être méprisé par ces autorités qui ne leur laissent pas de place, qui ne les considèrent que comme des exécutants n’ayant pas de capacités d’initiatives…

  • la crise de la confiance en soi : où les gens se soumettent et s’oublient eux-mêmes. Ces personnes disparaissent et n’ont plus de libre-arbitre. A l’inverse des personnes qui se rebelles, elles se soumettent et ne parviennent plus à réfléchir par elles-mêmes. Elles ressentent de l’impuissance face à tous les évènements qu’elles rencontrent.